Cellou Dalein Diallo: « En restant en Guinée, je serais au cimetière ou en prison »
Invité sur le plateau de TV5 Monde ce mercredi 14 janvier, le leader de l’UFDG a brisé le silence sur son absence prolongée du territoire guinéen. Entre dénonciation d’une justice aux ordres et survie politique, l’ancien Premier ministre justifie son exil comme un acte de résistance.
Pour Cellou Dalein Diallo, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Interrogé par la rédaction de TV5 Monde, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a présenté son exil non comme un renoncement, mais comme une nécessité vitale. Sa déclaration phare sonne comme un réquisitoire contre le pouvoir en place : « En restant en Guinée, je serais au cimetière ou en prison. »
Par ces mots, l’opposant décrit un paysage politique verrouillé où la dissidence est devenue, selon lui, une activité mortifère. Il récuse fermement l’étiquette de « fugitif », préférant celle d’un leader qui préserve sa capacité d’action face à un climat de répression systématique.
Au cœur de son intervention, la question de l’État de droit occupe une place centrale. Cellou Dalein Diallo dépeint une Guinée où l’appareil judiciaire serait devenu l’outil de prédilection du régime pour neutraliser les voix discordantes.
« Il n’y a pas de justice en Guinée, vous le savez. Tous ceux qui contestent l’Umbria, ses ambitions ou ses vérités, savent où ils en sont. Ils sont victimes de disparitions forcées ou meurent dans des circonstances non élucidées », a-t-il dénoncé.
Malgré la distance, l’ancien Premier ministre assure que son influence et sa détermination restent intactes. Pour lui, le combat pour la démocratie s’est simplement délocalisé. En choisissant de rester à l’extérieur, il estime pouvoir porter la voix du peuple guinéen plus librement que s’il était derrière les barreaux.
« Ce n’est pas la peur qui m’anime, mais la volonté ferme de faire avancer la démocratie », a-t-il conclu, réaffirmant son ambition finale : l’instauration d’un véritable État de droit en Guinée.
