Guinée : le Président Mamadi Doumbouya accepte la démission du gouvernement Bah Oury
Conakry, le 22 janvier 2026 – Le vent du renouveau souffle sur le palais Mohammed V. Au lendemain de son investiture pour un nouveau mandat, le Président Mamadi Doumbouya a officiellement acté ce jeudi la dissolution du gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah. Cette démission, attendue après le scrutin présidentiel de décembre, marque le point de départ du premier quinquennat de la nouvelle ère républicaine.
Une transition administrative sécurisée
Fidèle aux usages républicains, le Premier ministre sortant a remis sa démission au Chef de l’État, clôturant ainsi une mission saluée comme un « engagement patriotique de haut niveau » par la Présidence.
Afin de garantir la continuité du service public et d’éviter toute paralysie de l’État, le Général Mamadi Doumbouya a immédiatement pris deux décrets majeurs :
Expédition des affaires courantes : La gestion technique des départements ministériels est désormais confiée aux secrétaires généraux et directeurs de cabinet.
Mesures de courtoisie : Dans un souci de dignité institutionnelle, les membres du gouvernement sortant conservent l’usage de leurs véhicules, de leurs logements de fonction ainsi que leur protection rapprochée jusqu’à la passation de services avec la future équipe.
Bah Oury, futur architecte de la majorité
Si Bah Oury quitte la Primature, son influence politique reste intacte. Le Chef de l’État lui a assigné une mission de confiance : la structuration et la direction de « La Génération pour la Modernité et le Développement » (GMD).
Ce nouveau mouvement politique ambitionne de devenir le fer de lance de la mouvance présidentielle. L’objectif est clair : transformer l’essai de la présidentielle en une force structurée capable de porter les réformes de modernisation du pays.
Cap sur l’Assemblée nationale
L’agenda politique ne s’arrête pas là. Le Président Doumbouya a d’ores et déjà les yeux rivés sur le prochain défi électoral : les législatives.
« Dès le mois de février, le calendrier électoral sera précisé conformément aux dispositions légales », souligne le communiqué de la Présidence.
L’enjeu de ce futur scrutin est capital pour l’exécutif : obtenir une majorité solide au parlement pour légitimer et accélérer la mise en œuvre de son programme de développement pour les cinq prochaines années.


