Médias : Un vent de liberté souffle sur la presse guinéenne
À l’approche de dates hautement symboliques, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a choisi de jouer la carte de la concorde nationale. Ce mardi 28 avril 2026, l’instance de régulation a annoncé la fin des mesures de suspension visant plusieurs grands noms du paysage médiatique guinéen.
Un calendrier placé sous le signe de l’apaisement
Cette décision, pilotée par le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, s’inscrit dans une volonté manifeste de décrispation. Le choix de la date n’est pas fortuit : il intervient en guise de prélude à la Fête du Travail (1er mai) et, surtout, à la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai prochain.
Retour en ondes et en rédaction : les bénéficiaires
À la suite de recours gracieux introduits par les professionnels concernés, la HAC a ordonné une réintégration immédiate.
Les médias qui retrouvent leur signal :
- Africa 24 : La chaîne panafricaine est de nouveau autorisée sur le bouquet Canal+ Guinée.
- Kaback TV : La chaîne privée peut reprendre l’ensemble de ses programmes.
- « Guinée Today » : L’émission phare de Télé 24 est officiellement remise à l’antenne.
Les journalistes rétablis dans leurs fonctions :
- André Gaston Morel
- Aboubacar Diallo
- Sékou Bah
Une clémence assortie d’exigences éthiques
Si l’heure est à la fête pour les rédactions concernées, ce retour en grâce reste strictement encadré. Cette « amnistie » fait suite à des excuses formelles et à des engagements écrits de la part des journalistes et patrons de presse.
« La liberté d’informer n’est pas un blanc-seing. Elle impose une rigueur absolue et le respect scrupuleux de l’éthique. »
En levant ces sanctions, la HAC réaffirme son rôle de gendarme : elle sait faire preuve de bienveillance envers ceux qui s’amendent, tout en rappelant que le respect de la déontologie reste le socle non négociable du métier de journaliste en Guinée.
