BEPC 2026 à Matam : 3 965 candidats, dont près de 2 000 filles, à l’assaut du brevet
Conakry, le 22 juin 2026 – Le coup d’envoi des épreuves du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) a été donné ce lundi matin sur toute l’étendue du territoire national guinéen. Dans la commune de Matam, les autorités locales et éducatives se sont fortement mobilisées dès les premières lueurs du jour au Lycée-Collège Coleah, le centre retenu pour le lancement officiel de cette session.

Les chiffres clés de la session à Matam
Présente sur les lieux pour coordonner les opérations, Mme Camara Mariam Condé, Directrice communale de l’éducation (DCE) par intérim de Matam, a affiché sa sérénité quant à l’organisation globale dans sa juridiction :

« Le lancement s’est bien déroulé, vous avez vu dans la salle. D’abord, le centre, très tôt le matin, les enfants ont rallié, le délégué est là, l’encadrement est là, les superviseurs régionaux et les superviseurs communaux sont là. Monsieur le Maire a procédé au lancement devant le commandant de la gendarmerie de Matam et le commissaire central de Matam. Nous sommes dans le centre du Lycée-Collège Coleah. À Matam, cette année au BEPC, nous avons, les deux profils confondus (franco-arabe et enseignement général), 3 965 candidats dont 1 940 filles, qui sont répartis entre 11 centres. On a un seul centre franco-arabe », a-t-elle précisé.
Discipline et « Tolérance Zéro » : la guerre aux téléphones est déclarée
Interrogée sur le dispositif de sécurité et la lutte contre les fraudes, la Directrice communale s’est montrée d’une fermeté absolue. À Matam, la stratégie repose sur une sensibilisation en amont doublée d’une vigilance de chaque instant.

« On a commencé par la sensibilisation. Nous à Matam ici, on commence toujours par ça. C’est pourquoi vous voyez l’alentour des centres, il n’y a pas d’attroupement, il n’y a pas de problème. On sensibilise ceux qui sont déjà là aux alentours des centres d’examen. Les élèves sont sensibilisés, les parents sont sensibilisés, l’APEAE est là avec nous, le syndicat… tout le monde, toutes les couches sociales sont représentées pour la bonne marche de cet examen.
Et on a dit aux enfants : c’est tolérance zéro. Il n’y a pas de fraude. Il n’y a aucune forme, il n’y a même pas de tentative de fraude qu’ils pourront faire. Parce que ce n’est pas la méchanceté, mais c’est la vigilance. C’est la rigueur dans le travail, c’est la rigueur sur les principes du travail. Donc pour ça, on ne se répète pas. Le problème de téléphone, comme on l’a dit au CEE, vous l’avez remarqué, ici ça ne se pose plus comme un problème. Aucun encadreur, aucun surveillant, aucun élève n’a le droit d’envoyer un téléphone dans un centre. Donc avec ça, on est quittes. »
L’appel du Maire : prôner l’excellence et éviter la case prison
C’est Elhadj Mohamed Camara, Président par intérim de la délégation spéciale de Matam, qui a procédé à l’ouverture officielle de la première enveloppe de sujets. Pour le premier magistrat de la commune, l’objectif est clair : valoriser le mérite guinéen tout en prévenant les dérives.

« Ce lancement s’est passé dans les conditions les meilleures, dans la mesure où tout a été préparé au niveau du système éducatif jusqu’au niveau des autorités via les services de sécurité. Nous avons procédé au lancement tout en conseillant les enfants à être sereins pour ce qui est de l’évaluation qui doit avoir lieu sur toute l’étendue du territoire. Parce que nous sommes à la recherche, ou tout au moins, de la promotion de l’excellence, de l’élite même. C’est dire que quelque part, nous sommes réconfortés à plus d’un titre de l’organisation faite par le système éducatif », s’est-il félicité.
Insistant sur la discipline, Elhadj Mohamed Camara a conclu par un avertissement très strict à l’endroit des candidats et des encadreurs :
« Le message que je dois passer ici, c’est à ce que les candidats se maintiennent à leur position de pouvoir passer les examens. Et à tout le monde d’éviter les fraudes. Parce qu’il a été dit : une fois que tu es pris dans le cadre de cette fraude, tu seras sanctionné et on va te transporter à la police. Donc c’est dire que quelque part, tout un chacun doit vraiment être à l’avant-garde de la chose. Notre rôle de partition, c’est de dire que quelque part tous les services, tous les acteurs, tous les partenaires concernés par ces examens-là ont été informés. On s’est côtoyé pour que les examens se passent dans les conditions les meilleures », a-t-il martelé.
Les épreuves du BEPC se poursuivront tout au long de la semaine sous haute surveillance, les autorités locales étant fermement décidées à faire de cette session 2026 une référence en matière de transparence et de crédibilité.
