Tempête à l’OGP : Vers un limogeage général après le clash filmé entre les deux dirigeants ?
L’Office guinéen de publicité (OGP) s’enfonce dans une crise institutionnelle sans précédent. Une vidéo amateur, massivement relayée sur les réseaux sociaux, dévoile l’effondrement total de la diplomatie interne au sommet de l’État : le Directeur général, Aladji Cellou Camara, et son adjoint, Jean-Marie « Jeannot » Koumbassa, s’y livrent à une violente passe d’armes verbale. Ce grand déballage consacre le point de non-retour entre les deux hommes.
Le huis clos professionnel vire au spectacle public
Les faits se sont déroulés en plein cœur du siège de l’institution, sous les yeux des employés médusés. Alors qu’Aladji Cellou Camara s’apprêtait à présider une réunion stratégique, son adjoint, manifestement tenu à l’écart des invitations, s’est invité de force autour de la table pour exiger sa participation.
Face au veto ferme et immédiat du Directeur général, Jean-Marie Koumbassa a catégoriquement refusé d’évacuer la salle. L’altercation a rapidement balayé les usages diplomatiques pour se transformer en un échange d’invectives d’une rare agressivité.
Règlements de comptes et fond d’affaires judiciaires
Au-delà de la guerre d’influence, les griefs proférés devant les équipes cachent un malaise structurel bien plus lourd. Devant l’assistance, l’adjoint a frontalement accusé son supérieur d’avoir délibérément provoqué la mise sous mandat de dépôt de plusieurs de leurs collaborateurs. Pour rappel, ces cadres de l’OGP sont actuellement incarcérés et visés par une enquête judiciaire pour des soupçons de détournements de fonds publics.
Le constat : Cet incident, qualifié de « clash de trop », met en lumière la faillite managériale et le climat délétère qui paralysent l’administration de l’OGP depuis plusieurs mois.
L’exécutif au pied du mur : un décret présidentiel imminent ?
Aujourd’hui, la rupture morale et technique est telle que la cohabitation entre le DG et son adjoint s’avère impossible. L’affaire ayant débordé l’enceinte des bureaux pour s’étaler sur la place publique, le sommet de l’État se retrouve contraint de réagir.
Selon des sources concordantes proches du pouvoir, l’arbitrage devrait tomber très rapidement par voie de décret présidentiel. Dans les coulisses, l’hypothèse d’une table rase est fortement privilégiée : un limogeage simultané des deux protagonistes est envisagé afin de purger la direction, de restaurer la crédibilité de l’institution et de ramener le calme au sein des équipes.
