Affaire de fraude au Bac 2026 à Kindia : la Cour d’appel ordonne la libération
CONAKRY — Reconstitution judiciaire et fin d’un engrenage dramatique. Ce lundi 27 juillet 2026, la Cour d’appel de Conakry a ordonné la mise en liberté immédiate de cinq candidats au baccalauréat incarcérés depuis le début du mois, réformant ainsi la décision rendue en première instance.
Une interpellation en plein examen
L’affaire commence le 2 juillet dernier dans la préfecture de Kindia, lors des épreuves du Baccalauréat unique. Pris en possession de documents non autorisés au cours des contrôles de sécurité dans les centres de composition, six candidats sont arrêtés sur-le-champ.
Déférés dès le 7 juillet devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kindia, les jeunes élèves sont reconnus coupables de fraude à un examen national. La sanction tombe, ferme et sans détour : un mois de prison ferme assorti d’un mandat de dépôt.
Le drame carcéral qui a soulevé l’indignation
L’exécution de la peine prend rapidement une tournure tragique à la maison centrale de Kindia. Durant sa détention, l’état de santé de l’un des condamnés, Mamadou Djouma Bah, se dégrade brutalement.
Transféré en urgence au Centre hospitalier régional Alpha Oumar Diallo, le jeune homme décède peu après. Ce drame en milieu carcéral suscite une vive émotion à travers le pays et relance un débat national houleux sur la sévérité des peines appliquées aux mineurs et jeunes candidats fraudeurs.
Un verdict révisé mais une culpabilité confirmée
Saisie de l’affaire, la Cour d’appel de Conakry a tranché ce lundi. Tout en maintenant la culpabilité des prévenus pour les faits de fraude, la juridiction a infirmé la peine de prison ferme :
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- Mise en liberté immédiate pour les candidats survivants.
- Amende obligatoire : condamnation de chacun des élèves au paiement d’une amende de 300 000 francs guinéens.
Cette décision met un terme à un feuilleton judiciaire particulièrement sombre, marqué par le décès tragique d’un élève et une remise en question profonde des réponses pénales face aux fraudes scolaires en Guinée.
