Procès d’Abdourahmane Bella Bah à Dixinn : le parquet requiert un an de prison, verdict attendu mercredi

Procès d’Abdourahmane Bella Bah à Dixinn : le parquet requiert un an de prison, verdict attendu mercredi

La phase des débats s’est achevée ce lundi 17 août au Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn dans l’affaire opposant le ministère public à l’activiste Abdourahmane Bella Bah. Poursuivi pour des faits d’injures et de diffamation via un système informatique, le prévenu est désormais fixé sur son sort, dans attente de la décision des juges.

​Lors de ses réquisitions, le procureur de la République est revenu en détail sur la matérialité des infractions reprochées. Selon le représentant du parquet, l’accusé a agi en toute conscience au moment des faits :

​« Il ne s’est pas trompé, il a agi sciemment. Il sait très bien choisir les propos, il est intellectuel », a soutenu le procureur, considérant les déclarations incriminées comme des « imputations » et des « allégations ».

​Estimant que qualifier un individu de « corrompu » constitue une atteinte directe à la dignité et à l’honneur de la partie civile, le ministère public a tenu à rappeler le cadre légal régissant la prise de parole publique :

​« On n’est pas libre d’insulter et de saper la dignité d’autrui. Le droit, ce sont les limites », a déclaré le représentant du ministère public.

​Tout en requérant une peine d’un an d’emprisonnement ferme, le parquet a exhorté le prévenu à faire preuve de retenue et à exprimer du regret, ajoutant qu’« une faute reconnue est à moitié pardonnée ».

La défense sollicite la relaxe, l’accusé nie toute intention malveillante

​En réplique à ces demandes d’incarcération, le collectif des avocats de la défense a rejeté la qualification des faits et sollicité la relaxe pure et simple de leur client. À titre subsidiaire, le conseil a demandé au tribunal d’accorder de larges circonstances atténuantes et d’assortir une éventuelle peine d’un sursis.

​S’exprimant en dernier comme le veut la procédure, Abdourahmane Bella Bah a tenu à clarifier sa démarche. Mettant en avant son statut d’entrepreneur, son rôle d’éducateur auprès de plus de 400 élèves et la gestion de ses 30 collaborateurs, l’activiste a contesté toute volonté de nuire :

​« Peut-être mes propos ont été interprétés autrement, mais je n’ai jamais eu l’intention d’injurier, de calomnier ou de diffamer qui que ce soit », a-t-il déclaré.

​À l’issue des différentes interventions, le président du tribunal a prononcé la clôture des débats et mis le dossier en délibéré. La décision finale du TPI de Dixinn sera rendue ce mercredi 19 août 2026.

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