Chaos au Petit Sory : La LGFP tape du poing sur la table
Le « Classico » guinéen, censé être la vitrine de notre football, a tourné au fiasco sécuritaire ce week-end. Au lendemain des heurts ayant émaillé la rencontre entre le Hafia FC et l’AS Kaloum, la Ligue Guinéenne de Football Professionnel (LGFP) a réagi avec une fermeté inhabituelle ce lundi 23 février 2026.
Un bilan matériel lourd
Le choc de la 17ème journée de Ligue 1 Guicopres ne restera pas dans les mémoires pour ses actions de jeu, mais pour l’état de dévastation du Stade Petit Sory. Sous l’effet de la colère, des supporters ont méthodiquement vandalisé les tribunes, arrachant et brisant des dizaines de sièges. Un spectacle de désolation qui défigure l’un des rares écrins modernes du pays.
La riposte officielle : « Tolérance Zéro »
À travers son communiqué N°003/LGFP/2026, l’instance dirigeante a exprimé son indignation face à des comportements jugés « inacceptables ». Pour la Ligue, le curseur est clair : la passion ne peut plus servir d’excuse à la barbarie.
« Ces actes sont en totale contradiction avec les valeurs de fair-play. La préservation de nos infrastructures est une priorité absolue », a insisté la LGFP.
L’arsenal disciplinaire activé
Le Conseil de Discipline a été saisi en urgence. Les deux clubs, responsables du comportement de leurs supporters, risquent gros. Voici les sanctions qui pèsent actuellement sur le Hafia FC et l’AS Kaloum :
- Amendes records : Des pénalités financières lourdes pour dissuader toute récidive.
- Matchs à huis clos : La perspective de jouer dans des stades vides pour les prochaines journées.
- Facture de réparation : L’obligation de prendre en charge l’intégralité des frais de remise en état du stade.
Un test pour la crédibilité du football guinéen
Au-delà du simple fait divers, cet incident interroge sur la sécurité dans nos stades et l’éducation des supporters. En prônant la fermeté, la LGFP joue sa crédibilité. Le verdict attendu dans les prochains jours sera un signal fort : soit un tournant vers la discipline, soit un aveu d’impuissance face au hooliganisme local.
