Conakry: Clôture de l’atelier sur le renforcement des capacités de contrôle et d’échange d’information sur la fiscalité.
Le ministre directeur de cabinet de la primature Mohamed Lamine Sy Savané, a présidé la cérémonie de clôture des travaux sur le « Renforcement des capacités de contrôle et d’échange d’information dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest », ce vendredi 08 août 2025 à Conakry avec une note de satisfaction de part et d’autres.
Cet atelier de cinq jours organisé par la Direction Générale des Impôts sur l’appui financière de la Banque mondiale a connu la participation du premier ministre Amadou Oury Bah et quelques membres du gouvernement ainsi que les délégations venues de 16 pays africains.
A l’issue des travaux, les participants ont élaboré une feuille de route en 13 grands étapes : Évaluer les bases de données actuelles, les opportunités, les cartes juridiques, identifier les données fiscales pertinentes pour les audits et les prévisions budgétaires, cartographier les sources et les flux de données existantes par entité, définir les instruments juridiques et les modalités d’exploitation, allier les législations nationales pour permettre l’utilisation optimale des bases de données régionales, concevoir l’architecture technique des relations entre données et règles de validation, estimer les coûts, obtenir des financements et définir des modèles de durabilité, développer des outils de collecte, de traitement et de visualisation de données, tester, valider la fiabilité et l’utilité fiscale de l’outil, optimiser la reconnaissance en tant que base de données de référence, déployer l’outil au profit de tous les états membres, former les points focaux et les utilisateurs compétents techniques et analytiques et enfin déployer progressivement le système et effectuer un suivi régulier.
La Directrice Générale des Impôts, Fatoumata Foula Diallo, a indiqué que ce atelier s’inscrit dans la droite ligne des priorités présidentielles, en particulier le projet Simandou 2040 qui est une fierté de la Guinée.
«Ces journées d’échanges intenses ont mis en lumière l’urgence d’agir collectivement face aux enjeux fiscaux du secteur extractif, qui est un véritable pilier de notre économie. Le contenu riche et structurant de nos travaux nous a permis de revisiter des notions clés, de partager des expériences et de renforcer nos compétences sur des sujets cruciaux pour la gouvernance économique de nos États. Les discussions ont notamment souligné la nécessité d’innover pour élargir l’assiette fiscale et sécuriser les recettes. L’importance capitale de la coopération régionale et internationale, ainsi que la transparence contre la lutte contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale, le rôle central de nos administrations fiscales pour garantir une gouvernance juste, une croissance inclusive et une distribution équitable des recherches », a cité Mme la Directrice.
«Les recommandations issues de cet atelier tracent une feuille de route ambitieuse visant à optimiser et à contrôler notamment les meilleures maîtrises des prix de référence dans le secteur de l’industrie, ainsi que pour un renforcement de la coopération entre nos États, en facilitant également l’échange automatique d’informations tout en veillant au respect des droits des contribuables, bien sûr, conformément aux standards internationaux. La Guinée, en tant que pays hôte, s’engage à relier ses propositions auprès des instances régionales compétentes et à œuvrer pour leur mise en œuvre effective. Enfin, je tiens à saluer l’esprit de fraternité, de professionnalisme et de rigueur intellectuelle qui ont marqué ces travaux. Notre présence et votre présence ont honoré notre pays et renforcé notre administration commune à bâtir une Afrique de l’Ouest intégrée, fiscalement souveraine et économiquement résiliente », a déclaré.
Pour le secrétaire exécutif du FAFOA Jules Tapsoba,
«les résultats atteints au cours de cette réunion. Cela nous a permis de prendre la mesure de notre contribution pour soutenir et conforter le meilleur suivi des activités minières. Le rôle futur de chacun d’entre nous pour jouer, pour réaliser les activités à déployer et à poursuivre dans les différents pays de Afrique de l’Ouest. Les délégations ont activement contribué aux discussions partageant des expériences nationales précieuses. Cet atelier n’était pas théorique, c’était pratique, les gens étaient plutôt accrochés à ces choses.», a-t-il indiqué.
Sana sylla

