Crise frontalière : Conakry libère les 16 soldats sierra-léonais après un pic de tension
L’orage diplomatique semble s’éloigner entre la Guinée et la Sierra Leone. Ce vendredi, les autorités de Conakry ont acté la libération des 16 militaires et policiers sierra-léonais interpellés quelques jours plus tôt. Ces derniers avaient été capturés alors qu’ils tentaient de planter le drapeau de Freetown dans une zone frontalière contestée, ravivant un vieux contentieux territorial.
Le triomphe de la « diplomatie de haut vol »
Plutôt que de laisser la situation s’envenimer sur le terrain militaire, les deux voisins ont privilégié le dialogue direct. La résolution de cette crise est le fruit d’une mission éclair menée par une délégation de haut rang venue de Freetown, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères, Alhaji Timothy Kabba.
Le gouvernement sierra-léonais, par la voix de son ministère de l’Information, a salué ce retour au calme :
« La diplomatie reste notre meilleur atout. Nos agents sont désormais en sécurité. Nous nous engageons à privilégier tous les recours pacifiques pour régler nos différends avec nos voisins guinéens. »
Un statu quo toujours fragile
Si la remise des hommes à Conakry marque la fin d’un épisode tendu, les racines du mal persistent. Les deux nations se partagent une frontière de 600 kilomètres, dont certains segments font l’objet de revendications croisées depuis des décennies.
- Côté Sierra Leone : On joue la carte de l’apaisement et de la coopération régionale.
- Côté Guinée : La position reste rigide. Conakry rappelle régulièrement que son tracé frontalier, hérité de l’indépendance de 1958, est « non négociable ».
Cet incident met en lumière la nécessité pressante d’une démarcation définitive pour éviter que des gestes symboliques, comme la pose d’un drapeau, ne dégénèrent en conflit ouvert.
