Développement local : un ressortissant de la diaspora transforme son village natal à Pita
S’inscrivant dans une dynamique de développement local portée par l’engagement citoyen, Elhadj Alhassane Touré Diallo, opérateur économique résidant au Portugal, a financé et inauguré une série d’infrastructures majeures dans ses localités d’origine, Sangaréyah et Massi (préfecture de Pita).
Lors d’un point de presse animé ce mercredi 21 janvier 2026 à Tobolon 2 (commune urbaine de Kagbélen), l’investisseur a exposé en détail ses réalisations visant à améliorer les conditions de vie et la gouvernance au cœur du Fouta-Djalon. Son bilan est impressionnant : une grande mosquée, 35 bâtiments d’habitation, 20 toilettes publiques, deux forages, ainsi que les blocs administratifs de la sous-préfecture, de la mairie, de la gendarmerie et du commissariat.
Un engagement patriotique concret
M. Étienne Ouendeno, chef de protocole de l’entrepreneur, a pris la parole pour saluer ce parcours exemplaire :

« Nous sommes venus mettre en lumière les actions d’un fils du pays qui a refusé de rester spectateur depuis l’Europe. Il a choisi de répondre aux besoins de sa communauté. Aujourd’hui, tout est possible pour celui qui a la volonté et l’amour de sa patrie. Il a entièrement financé la construction d’une grande mosquée et de 35 bâtiments dans son village sur fonds propres. »
Au-delà de l’habitat, l’accent a été mis sur l’hygiène et l’accès aux services publics. « Nous avons construit 20 toilettes pour pallier les difficultés sanitaires en milieu rural. Suite au constat d’un manque criant d’eau potable, deux forages desservent désormais les domiciles. Plus encore, il a doté la sous-préfecture de Sangaréyah d’un bureau pour le sous-préfet, d’une mairie à étage, d’une gendarmerie et d’un commissariat. Ce sont des édifices qui relèvent normalement de l’État, mais il a tenu à les offrir par pur patriotisme », a précisé M. Ouendeno.

De la diaspora vers un retour définitif
Après ces actions à l’intérieur du pays, l’opérateur économique se tourne vers Conakry. À Tobolon, il érige actuellement un complexe scolaire de sept niveaux (R+6), un restaurant de cinq niveaux et deux immeubles résidentiels. « Il projette de quitter l’Europe pour s’installer définitivement ici. Son dévouement est un modèle », ajoute son chef de protocole.
Un parcours marqué par la persévérance
Prenant la parole, Elhadj Alhassane Touré Diallo est revenu sur son exil, débuté à l’âge de 14 ans. De la Guinée vers l’Europe, en passant par les épreuves de la guerre civile en Sierra Leone, il rejoint le Vieux Continent en 1992. Après avoir transité par la Belgique, l’Allemagne, la France et l’Espagne, il s’est finalement établi au Portugal.
« Au Portugal, j’ai trouvé une terre d’accueil où l’on valorise l’apprentissage des métiers techniques. Une fois que j’en ai eu l’opportunité, j’ai commencé par la mosquée pour rassembler notre communauté. Puis, j’ai construit une école coranique accueillant 200 élèves avant de lancer les chantiers de logements pour ma famille et mes proches. Je ne pouvais pas vivre dans le confort et laisser les miens dans la précarité », a-t-il confié avec humilité.
Un appel au retour des compétences
En guise de conclusion, Elhadj Alhassane Touré Diallo a lancé un appel vibrant à la diaspora guinéenne :

« J’invite tous mes compatriotes vivant à l’étranger à revenir investir au pays. Rien n’est plus beau que d’être chez soi. L’argent gagné en Europe doit servir à bâtir la Guinée, à nous sortir de la pauvreté et à offrir une éducation de qualité à nos enfants. »
La conférence de presse s’est achevée par une visite du chantier de l’école Flamba 9 à Tobolon 2, un projet qui symbolise l’attachement indéfectible de l’investisseur à l’avenir de la jeunesse guinéenne.
Alass Sylla pour universnews224.com
