Guinée : La diaspora Diakhanké se mobilise pour la réhabilitation de la Grande Mosquée de Touba
CONAKRY – Dans un élan de fraternité et d’engagement citoyen, l’association « Diakspora », représentant la jeunesse Diakhanké de France, a tenu une conférence de presse ce dimanche 18 janvier 2026 à Conakry. L’événement marquait le lancement officiel du projet de réhabilitation de la Grande Mosquée de Touba, un joyau du patrimoine religieux guinéen.
Fondée en 1822 par l’illustre érudit El Hadj Salim Diaby, affectueusement appelé Karamokhoba, la Grande Mosquée de Touba est bien plus qu’un lieu de culte : c’est un symbole historique. Bien qu’elle ait bénéficié d’une rénovation majeure en 1987, l’usure du temps impose aujourd’hui une intervention d’envergure.
Porté par la jeunesse et largement soutenu par les Guinéens de l’étranger ainsi que des personnalités institutionnelles, ce projet ambitionne de restaurer l’édifice tout en préservant son identité culturelle. Lors de cette rencontre, la maquette du futur complexe et l’état d’avancement des travaux ont été présentés.
M. Moustapha Diaby, chargé de projet au sein de l’association Diakspora, a tenu à souligner le caractère inclusif de cette initiative :

« Ce n’est pas un projet personnel, c’est un projet collectif. Il n’appartient pas à une seule famille, mais à toute une communauté et à tout un pays. C’est un chantier pharaonique. Grâce à une immense mobilisation, nous avons déjà réussi à récolter plus d’un million d’euros. Cela peut paraître colossal, mais nous prouvons que nous sommes capables de grandes choses. »
Rappelant que la mosquée fut érigée seulement sept ans après la fondation de Touba en 1815, il a insisté sur l’ouverture du projet : « La porte est ouverte à tous les Guinéens. C’est le patrimoine de toute la nation. »
Pour Mme Fanta Founè Diaby, chargée de communication de l’association, ce projet revêt une dimension identitaire profonde. Elle a partagé avec émotion le ressenti de la jeunesse issue de l’immigration :

« Il n’a pas été simple de grandir loin de nos racines. Il a fallu forger notre identité et nous intégrer, tout en restant viscéralement attachés à la Guinée. À travers ce projet, nous ne faisons pas que récolter des fonds ; nous sommes visionnaires. Nous bâtissons pour nos petits-enfants. »
Elle a conclu en appelant à une union sacrée derrière ce chantier : « Le plus dur est d’ouvrir les cœurs. Le but est de fédérer les énergies et de rappeler à tous que notre foyer, c’est ici. »
Cette réhabilitation s’annonce comme l’un des plus grands projets communautaires de l’année, prouvant une fois de plus la force de frappe de la diaspora guinéenne lorsqu’elle se met au service du développement local.
Par Alass Sylla Pour universnews224.com Contact : 625.48.02.52
