Projet de Nouvelle Constitution: le CNOCSG et la CONASOC lancent une vaste campagne de vulgarisation.
Depuis la remise officielle du projet de la nouvelle Constitution au président de la République par le président du Conseil National de la Transition (CNT), les actions de vulgarisation se multiplient sur le terrain. Ce samedi 2 août 2025, deux grandes organisations de la société civile guinéenne: le CNOCSG (Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne) et la CONASOC(Coalition Nationale des organisations de la Société Civile) ont lancé conjointement une campagne à Dixinn, à travers une cérémonie officielle.
L’événement a réuni plusieurs acteurs de la société civile, des représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), des membres de la délégation spéciale de Dixinn, ainsi que des artistes comédiens, dans une ambiance de mobilisation citoyenne.

Dans son discours d’ouverture, Ange Gabriel Haba, président du CNOCSG, a rappelé a indiqué que : « La campagne que nous lançons aujourd’hui se déroulera dans deux régions stratégiques de notre pays : la Moyenne Guinée et la Guinée forestière. Ce projet de Constitution, contrairement aux pratiques opaques du passé, n’est pas le fruit d’une élite isolée ni d’un comité retranché dans les cercles clos du pouvoir. Il est né d’un processus participatif inédit. Pour la première fois dans notre histoire, les Guinéens de tous horizons ont été écoutés, consultés et associés : partis politiques, syndicats, femmes, jeunes, leaders religieux, citoyens ordinaires, diaspora et personnes vivant avec un handicap », a-t-il déclaré.
Le président de la grande faîtière de la société civile en Guinée a ensuite souligné plusieurs avancées démocratiques et sociales contenues dans le texte, qui justifient, selon lui, l’importance d’une appropriation collective :

• La candidature indépendante à toutes les élections : « C’est une révolution démocratique qui permet à tout citoyen compétent et intègre, même sans affiliation politique, de se présenter. »
• Le droit de pétition : « Une nouveauté qui permet aux citoyens d’interpeller légalement les autorités sur une question d’intérêt général. »
La gratuité de l’éducation de base : « C’est un acte de justice sociale et un investissement dans notre avenir collectif. »
• La création d’un Sénat : « Une chambre haute qui représentera les collectivités, les couches professionnelles et les sages, renforçant la décentralisation. »
• La valorisation des langues nationales : « Cette Constitution marque une reconnaissance historique de nos langues nationales comme vecteurs de transmission du savoir, de la culture et de l’administration. C’est une réhabilitation
identitaire, un acte de souveraineté culturelle, qui rapproche l’Etat
de ses citoyens en parlant leur langue.
La société civile ne saurait rester en marge d’un tel moment fondateur », a-t-il insisté. « Notre rôle dans cette vulgarisation est central. Il ne s’agit pas seulement de diffuser le contenu du texte, mais d’en faire comprendre l’esprit, les valeurs et les implications dans la vie quotidienne. »
Des moyens classiques et modernes pour toucher tous les citoyens
Pour atteindre l’ensemble des citoyens, le CNOCSG et la CONASOC comptent utiliser une approche diversifiée, mêlant :
• Causeries communautaires
• Dialogues publics et porte-à-porte
• Campagnes numériques
• Vidéos en langues locales
• Émissions radio et télé participatives
« S’approprier la Constitution, c’est devenir ses gardiens vigilants et ses défenseurs permanents. La société civile s’engage à veiller, au-delà même de la transition, au respect des principes contenus dans nos textes de lois », a conclu Ange Gabriel Haba.
La cérémonie a pris fin par la distribution de copies du projet de la nouvelle Constitution aux participants par les présidents du CNOCSG et de la CONASOC. Les deux organisations ont annoncé qu’elles se rendront dans les prochains jours dans les villes et villages des zones ciblées pour poursuivre la vulgarisation de manière inclusive et participative.

