Télécoms en Guinée : L’ARPT siffle la fin de la récréation pour les « Wi-Fi Zones » illégaux
Le paysage numérique guinéen s’apprête à subir un sérieux coup de balai. Dans un communiqué officiel publié ce jour, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) a tapé du poing sur la table face à la multiplication anarchique des points d’accès internet informels, plus communément appelés « Wi-Fi zones ».
Désormais, le régulateur est formel : l’exploitation de ces réseaux sans licence est strictement interdite et s’expose à des sanctions immédiates.
Un cadre légal strict et non négociable
L’ARPT rappelle que le secteur des télécommunications n’est pas une zone de non-droit. Selon la Loi L/2015/018, toute installation, exploitation ou revente de services de télécommunications est soumise à une autorisation préalable.
Le message est limpide : la fourniture d’internet est un domaine réservé.
Opérateurs Mobiles : Détenteurs de licences globales.
Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) : Entités dûment enregistrées.
« L’ARPT interpelle toute personne physique ou morale exerçant illégalement l’activité de « Wi-Fi zone » à cesser immédiatement et sans délai. »
Pourquoi une telle fermeté ?
Si ces « Wi-Fi zones » fleurissent dans les quartiers pour leur coût attractif, elles cachent des dangers que le régulateur souhaite mettre en lumière :
Sécurité des données : Ces réseaux artisanaux ne garantissent aucune protection. Les données personnelles des utilisateurs (mots de passe, coordonnées bancaires) y sont vulnérables au piratage.
Qualité de service : Ces installations pirates créent des interférences radioélectriques, dégradant ainsi la connexion globale pour les abonnés légitimes des opérateurs.
Souveraineté numérique : La revente non déclarée échappe au contrôle technique et fiscal de l’État.
Sanctions imminentes
L’heure n’est plus à la sensibilisation pédagogique. La Direction Générale de l’ARPT a annoncé qu’elle se réservait le droit d’appliquer des sanctions rigoureuses pour tout manquement constaté à partir de ce lundi 30 mars.
Les revendeurs d’internet à la sauvette sont donc prévenus : soit ils régularisent leur situation (si le cadre le permet), soit ils débranchent leurs équipements sous peine de poursuites conformément à la réglementation en vigueur.
Aux consommateurs, la vigilance est de mise. L’utilisation de ces réseaux « sauvages » pourrait non seulement compromettre votre vie privée, mais aussi vous priver brusquement de connexion lors des futures opérations de démantèlement prévues par le régulateur.

