Pêche : coup d’envoi du repos biologique 2026 pour préserver l’océan

Pêche : coup d’envoi du repos biologique 2026 pour préserver l’océan

Afin de régénérer la faune marine et sécuriser l’alimentation des populations, le ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime suspend la pêche industrielle. Cette trêve stratégique s’étendra du 1er juillet au 31 août 2026.

​Face à l’urgence de protéger ses espaces maritimes, la Guinée tape du poing sur la table. Par le biais d’un communiqué officiel, le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime a acté le lancement de la trêve halieutique estivale pour l’année 2026. Loin d’être une simple mesure administrative, cette initiative s’inscrit « dans le cadre de la politique nationale de gestion durable des ressources halieutiques », s’affirmant comme le pilier central de la transition écologique et économique du pays.

​L’avis de la science pour sauver les stocks marins

​Cette fermeture temporaire ne doit rien au hasard. Encadrée par les textes du Code de la pêche maritime, la décision ministérielle est rigoureusement « fondée sur les avis scientifiques des services techniques nationaux ». À travers ce coup d’arrêt, l’exécutif guinéen affiche une ambition claire : « permettre la reproduction des espèces, la reconstitution des stocks halieutiques et la préservation durable de notre patrimoine marin. »

​Pour ne pas fragiliser l’économie locale, les restrictions ciblent uniquement les gros tonnages :

« Durant cette période, la pêche industrielle et semi-industrielle est suspendue dans la zone comprise entre la ligne de base et les 60 milles nautiques. »

 

​À l’inverse, les artisans de la mer sont préservés par le décret. La pêche artisanale « demeure autorisée, afin d’assurer l’approvisionnement régulier des marchés en produits halieutiques. »

​Pouvoir d’achat : un plan anti-pénurie déployé sur les marchés

​Conscient du risque de spéculation et des inquiétudes liées à la flambée des prix du poisson, le chef du département s’est empressé de rassurer les foyers guinéens en dévoilant la stratégie de contingence de l’État.

« Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages, le Gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la disponibilité des produits halieutiques sur le marché », a insisté le ministre. Ce plan repose sur trois axes : le maintien de l’activité artisanale, le feu vert accordé aux importations et un audit strict des stocks en chambres froides. Les premiers indicateurs s’avèrent d’ailleurs rassurants : « Les contrôles effectués dans les infrastructures de stockage confirment que les réserves disponibles permettront de satisfaire les besoins de la population pendant toute la durée du repos biologique. »

​Traque aux fraudeurs : les patrouilles militaires entrent en scène

​Pour que cette trêve porte ses fruits, l’État mise sur la fermeté et déploie l’artillerie lourde contre le braconnage. Le Centre National de Surveillance et de Police des Pêches (CNSP), soutenu de près par les Forces de Défense et de Sécurité, « assurera une surveillance renforcée de nos eaux maritimes ». Le ministère prévient qu’aucun écart ne sera toléré : « toute violation de la réglementation sera sanctionnée conformément aux dispositions légales en vigueur. »

​Au-delà de la stricte réponse sécuritaire, les autorités appellent à un sursaut civique de la part des professionnels de la mer :

« J’invite l’ensemble des armateurs, pêcheurs, mareyeuses, opérateurs économiques et communautés côtières à faire preuve de civisme, de responsabilité et de patriotisme afin de contribuer à la réussite de cette campagne nationale. »

 

​Le cap de la refondation et de l’économie bleue

​Ce grand rendez-vous environnemental met en lumière l’orientation politique globale de l’exécutif guinéen. Le ministre a profité de l’occasion pour réitérer sa « profonde gratitude à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République », louant sa vision axée sur la souveraineté alimentaire. Le Premier ministre, Monsieur Amadou Oury Bah, a également été salué pour « son engagement constant dans la mise en œuvre des réformes », tout comme les bailleurs et partenaires internationaux qui accompagnent le secteur maritime.

​En ouvrant cette campagne, le gouvernement rappelle que le sacrifice d’aujourd’hui construit la prospérité de demain : « Préserver nos ressources aujourd’hui, c’est garantir la sécurité alimentaire, protéger les emplois de demain et construire une économie bleue forte, résiliente et prospère au bénéfice de tous les Guinéens. »

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