La Guinée perd l’un de ses plus grands repères historiques. Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré — le père de l’indépendance et premier chef de l’État guinéen —, est décédée ce mercredi 8 juillet au Maroc, où elle s’était rendue pour recevoir des soins médicaux. Sa disparition marque la fin d’une époque, celle des derniers grands témoins de la naissance de la République.

​Le parcours d’une Première dame d’exception

 

​Première femme à occuper le rôle de Première dame en Guinée, Hadja Andrée Touré a traversé l’histoire contemporaine du pays en y laissant une empreinte indélébile. Respectée pour sa discrétion légendaire, sa profonde piété et sa dignité constante face aux épreuves du temps, elle était devenue, pour des générations de Guinéens, une figure tutélaire du patriotisme et un vecteur de cohésion nationale.

​L’hommage d’un peuple

​L’annonce de son décès a immédiatement déclenché une immense vague de tristesse et de recueillement, tant à Conakry qu’au sein de la diaspora. Au-delà de la perte d’une personnalité publique, les Guinéens pleurent aujourd’hui la gardienne d’un pan entier de la mémoire collective et de l’identité de leur pays.

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