Abdoul Sacko sur la conduite de la transition: «le pays risque gros à la sortie de la transition, si nous continuons avec cette méthode appliquée par le CNRD»

Abdoul Sacko sur la conduite de la transition: «le pays risque gros à la sortie de la transition, si nous continuons avec cette méthode appliquée par le CNRD»

Lors de passage dans l’émission «On refait le monde» de ce mercredi, 1er février, Abdoul Sacko Président du Forum des Forces Sociale de Guinée s’est prononcé sur l’actualité socio-politique de la Guinée, notamment la conduite de la transition.

D’entrée de jeu, cet activiste de la société civile a tiré à boulet sur la gestion du CNRD caractérisée selon lui, par la défiance, de la méfiance et l’adversité entre les Guinéens.

«Vous n’êtes pas sans savoir aujourd’hui que le pays risque gros à la sortie de la transition, si nous continuons avec cette méthode appliquée par le CNRD. Aujourd’hui, nous sommes dans la culture de la défiance, de la méfiance et l’adversité entre les Guinéens en lieu et place du rassemblement. En plus, nous sommes face à des situations où qu’ils ont réussi aujourd’hui à instrumentaliser, à récupérer la volonté et le discours de prise du pouvoir par le CNRD contre le pays. En faisant croire au CNRD qu’ils peuvent tout faire ce qu’un gouvernement élu peut faire. Le CNRD est entrain de rompre aujourd’hui des contrats et des conventions des sociétés minières, de déguerpir des gens qui ont régulièrement des contrats avec l’État, sans être dans la forme. Donc, encore une fois, au sortir de cette transition, nous risquons de voir la Guinée soit assignée devant les juridictions nationales et internationales par des particuliers et des personnes physiques et morales. Et le pays aussi sera obligé de porter plainte contre d’autres qui auront contracté des conventions avec le CNRD au delà des compétences du gouvernement de transition», a t-il dit.

C’est pourquoi, M Sacko appelle le CNRD d’ouvrir un cadre de dialogue avec les formations politiques et sociales, les plus représentatives de la Guinée.

«Par rapport à tous ses aspects, le bon sens serait de se retrouver entre Guinéens, n’ont pas voir seulement en amis ou en compagnons du CNRD. Ceux qui nous applaudissent, ceux qui mangent avec nous, mais plutôt d’accepter de voir des guinéens qui ont des idées opposées, qui ont des manières de comprendre de façon opposée de la gestion de la transition. Confronter des idées et arguments afin de sortir quelque chose de potable pour la nation», a t-il martelé.

Camara Mamadouba
611 46 04 10

Share and Enjoy !

Shares

Articles Liés

​Justice en Guinée : Le magistrat Kaman Gongana radié par décret présidentiel ​Coup de tonnerre au sein du corps judiciaire guinéen. Le président de la Transition, le général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, a tranché sans équivoque ce samedi 1er août 2026 en signant la radiation définitive du magistrat Kaman Gongana. ​L’annonce a été faite en direct sur les ondes de la Télévision Nationale (RTG) lors du Journal Télévisé. En plus d’être immédiatement démis de ses fonctions, le désormais ex-magistrat (matricule 58 85 30 M) subit une peine capitale sur le plan professionnel : l’interdiction permanente d’exercer tout métier au sein de la magistrature. ​Tolérance zéro pour les manquements éthiques ​Bien que les détails précis des faits reprochés n’aient pas été explicités dans le texte officiel, la formule retenue par le décret présidentiel ne laisse planer aucun doute quant à la gravité de la situation. L’intéressé est sanctionné pour : ​« Manquements aux obligations statutaires particulières de réserve, d’honneur, de dignité, de probité et de loyauté. » ​Un signal fort envoyé à la profession ​En infligeant la sanction la plus lourde prévue par le statut des magistrats, la Présidence de la République réaffirme sa politique de tolérance zéro face aux dérives éthiques. Cette décision politique et institutionnelle se veut un avertissement direct adressé à l’ensemble des serviteurs de la justice : l’intégrité, la réserve et l’exemplarité demeurent des conditions non négociables dans l’exercice de leurs fonctions.

​Justice en Guinée : Le magistrat Kaman Gongana radié par décret présidentiel ​Coup de tonnerre au sein du corps judiciaire guinéen. Le président de la Transition, le général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, a tranché sans équivoque ce samedi 1er août 2026 en signant la radiation définitive du magistrat Kaman Gongana. ​L’annonce a été faite en direct sur les ondes de la Télévision Nationale (RTG) lors du Journal Télévisé. En plus d’être immédiatement démis de ses fonctions, le désormais ex-magistrat (matricule 58 85 30 M) subit une peine capitale sur le plan professionnel : l’interdiction permanente d’exercer tout métier au sein de la magistrature. ​Tolérance zéro pour les manquements éthiques ​Bien que les détails précis des faits reprochés n’aient pas été explicités dans le texte officiel, la formule retenue par le décret présidentiel ne laisse planer aucun doute quant à la gravité de la situation. L’intéressé est sanctionné pour : ​« Manquements aux obligations statutaires particulières de réserve, d’honneur, de dignité, de probité et de loyauté. » ​Un signal fort envoyé à la profession ​En infligeant la sanction la plus lourde prévue par le statut des magistrats, la Présidence de la République réaffirme sa politique de tolérance zéro face aux dérives éthiques. Cette décision politique et institutionnelle se veut un avertissement direct adressé à l’ensemble des serviteurs de la justice : l’intégrité, la réserve et l’exemplarité demeurent des conditions non négociables dans l’exercice de leurs fonctions.