La Guinée n’est pas seule. Le Mali a suspendu France 24 en 2022 à la suite de reportages jugés faux et incendiaires. Le Burkina Faso l’a suspendue en 2023 après la diffusion d’une interview d’un dirigeant d’Al-Qaïda. Le Niger l’a bloquée en 2023, l’accusant d’une couverture hostile et déstabilisatrice, tandis que le Togo lui a imposé une suspension de trois mois en 2025 pour des manquements présumés à l’exactitude, à l’impartialité et à l’équilibre de l’information.

Mon point de vue est clair : la liberté de la presse doit être protégée, mais elle ne doit jamais devenir un permis d’insulter les dirigeants africains, de fragiliser les institutions de l’État ou de traiter les nations africaines souveraines comme des territoires satellites d’anciennes puissances coloniales.

La Guinée et l’Afrique accueillent favorablement toute critique juste et objective, mais elles exigent vérité, dignité et respect mutuel. L’époque coloniale est révolue. Les médias étrangers doivent désormais traiter les pays africains comme des États souverains et égaux.

Cela ne se passera plus jamais comme avant. L’Afrique se réveille !

Dr David Makongo