Conakry : Entre hausse des prix et fin de mois, le casse-tête des parents pour la rentrée scolaire
La rentrée des classes, fixée au 5 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire guinéen, ne laisse pas indifférents les acteurs du système éducatif. L’annonce faite par le ministère de l’Enseignement suscite des réactions mitigées. Les préparatifs engendrent une vive inquiétude financière : l’achat des fournitures scolaires, des vêtements et des sacs, combiné au paiement des frais d’inscription, de réinscription et de transport, vient alourdir le budget des ménages dans un contexte marqué par la hausse générale du coût de la vie.
Au grand carrefour du Km 36, dans la commune urbaine de Sanoyah, Mafoudiyah Diabaté, mère de famille, exprime son désarroi. Elle explique la difficulté de mobiliser les fonds nécessaires à une période du mois particulièrement délicate :
« C’est vraiment dur cette année, nous sommes confrontés à des dépenses très lourdes alors que la famille s’agrandit. On se demande comment nous allons réussir à tout préparer en milieu de mois dans cette conjoncture économique. À cette période, il arrive souvent que nous ayons déjà épuisé nos ressources. Nous sommes vraiment inquiets », déplore-t-elle.
Elle poursuit : « J’avais 1 000 000 de francs guinéens sur moi, mais je n’ai pu acheter que des sacs, des cahiers, des stylos et quelques habits pour commencer. Je me suis contentée de cela parce que le budget était épuisé. Et pourtant, les frais de réinscription et la première mensualité m’attendent encore. Vraiment, ce n’est pas facile, mais on essaie de faire avec. »
Dans plusieurs localités du pays, les préparatifs se font avec prudence. Certains parents commencent leurs achats plusieurs semaines à l’avance, tandis que d’autres privilégient l’essentiel et reportent les dépenses jugées moins urgentes.
Amadou Oury Bah, père de famille, témoigne à son tour :
« Actuellement, ce n’est pas du tout facile. Avec l’ouverture des classes qui approche, nous avons énormément à faire. En tant que père de famille, je dois tout acheter à temps pour mes enfants. Faute de moyens financiers suffisants pour tout régler d’un coup, je m’y prends dès maintenant pour acheter les affaires progressivement, car chaque enfant doit avoir sa part », souligne-t-il.
Alass Sylla pour universnews224.com
