Élections 2026 : La HAC interdit l’usage frauduleux de l’image du mouvement GMD
À l’aube du double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026, le gendarme des médias durcit le ton. La Haute Autorité de la Communication (HAC) vient d’interdire formellement l’usage non autorisé des emblèmes et de l’identité visuelle du mouvement « Génération pour la Modernité et le Développement » (GMD).
Un mouvement plagié, des électeurs désorientés
Le GMD a récemment alerté le régulateur sur une pratique de plus en plus courante : la « captation d’image ». Plusieurs partis politiques, dépourvus de tout accord avec le mouvement, utilisent illégalement son nom, ses logos et ses slogans pour séduire l’électorat.
Cette plainte vise avant tout à garantir la clarté du vote. Dans un climat de campagne intense, l’utilisation frauduleuse de ces symboles crée une confusion dangereuse, empêchant les citoyens d’identifier clairement l’offre politique réelle.
La ligne rouge tracée par Boubacar Yacine Diallo
Le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a tranché ce jeudi 7 mai avec une fermeté notable. Le cadre légal est désormais sans équivoque :
« Seuls les partis politiques et les candidats officiellement mandatés par la Coordination nationale du GMD sont autorisés à utiliser ses symboles de campagne. »
La HAC a précisé que toute exploitation de l’image du mouvement doit reposer sur des alliances formelles et documentées. Sans ce précieux sésame, l’utilisation des attributs du GMD est juridiquement qualifiée d’usurpation et sera sanctionnée comme telle.
Un double rappel à l’ordre
L’autorité de régulation a articulé son intervention autour de deux piliers majeurs :
- Pour les acteurs politiques : Les formations n’ayant pas signé de partenariat avec le GMD doivent retirer immédiatement ses visuels de leurs supports de communication, sous peine de poursuites.
- Pour les professionnels des médias : Les journalistes sont appelés à la plus grande vigilance. La HAC exige une vérification rigoureuse des accréditations avant toute diffusion, afin d’éviter que la presse ne devienne le vecteur involontaire d’une stratégie de désinformation.
Par cette décision, la HAC réaffirme son rôle de garant de l’équité et de la transparence, veillant à ce que le débat démocratique ne soit pas pollué par des manœuvres de confusion identitaire.
