Élections législatives et communales en Guinée : la DGE répond aux accusations de Faya Millimouno et de Yéro Baldé

Élections législatives et communales en Guinée : la DGE répond aux accusations de Faya Millimouno et de Yéro Baldé

Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 30 avril 2026, la Directrice Générale des Élections (DGE), Mme Djenabou Touré, a répondu aux accusations portées contre la gestion des candidatures pour les prochains scrutins.

Répondant aux griefs du parti FRONDEG dirigé par Abdoulaye Yéro Baldé, la Directrice a confirmé que la formation politique avait été retirée de la liste nationale. Concernant les irrégularités signalées par ce parti, elle a martelé :
« Aucun code n’a été violé. Ce sont des questions de personnes. »

Concernant le cas du Dr Faya Millimouno, Mme Djenabou Touré a précisé que son parti n’avait pas versé les cautions pour l’ensemble de ses listes dans les délais impartis.
« Je ne veux rien occulter afin que nous puissions nous expliquer devant l’opinion nationale et internationale. Qu’on arrête de nous distraire. Vous écrivez un courrier le 8, tout en sachant que la loi fixe la clôture du dépôt des cautions au 9. Jusqu’au 8, vous aviez la possibilité de régulariser ; mais au 9, vous n’aviez toujours pas versé les cautions. Sans caution, votre liste est rejetée. Et après cela, vous prétendez que nous sommes dans l’irrégularité ? Je demande à l’opinion d’analyser qui, dans ce cas précis, viole la loi », a-t-elle indiqué.

Elle est également revenue sur la légitimité de la direction du parti :
« Vous ne devriez plus parler publiquement au nom de ce parti, même en tant que président d’honneur. C’est Oumar Sanoh qui doit conduire le BL, et non le Docteur Lansana Faya Millimouno. Je le dis et je le répète : j’ai ici, dans cette salle, le procès-verbal attestant qu’il n’est plus le président du BL. »

Pour conclure, la Directrice Générale a tenu à rappeler ses liens personnels avec les concernés, tout en séparant l’amitié des obligations légales.
« Ce sont tous des amis, ils le savent. Mais à un moment donné, il ne faut pas chercher à décrédibiliser le processus simplement parce que vous n’avez pas obtenu satisfaction. Si l’on doit vous satisfaire, cela doit se faire selon la loi. On ne prendra pas le peuple en otage. Personnellement, je n’ai plus rien à prouver. Cela fait 22 ans que je suis dans le système électoral, je peux partir aujourd’hui. J’ai fait mes preuves dans ce pays, mais il ne faut pas désinformer », a-t-elle conclu.

Alass Sylla pour universnews224.com 625.480.252

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