Enseignement Supérieur : Dre Diaka Sidibé lance les mégaprojets MPS30 et MPS32 pour arrimer l’université au train « Simandou 2040 »

Enseignement Supérieur : Dre Diaka Sidibé lance les mégaprojets MPS30 et MPS32 pour arrimer l’université au train « Simandou 2040 »

​Conakry, le 27 avril 2026 – Le paysage de l’enseignement supérieur guinéen franchit une étape historique. Ce lundi, Dre Diaka Sidibé, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique , a officiellement lancé les travaux de l’atelier conjoint des mégaprojets MPS30 et MPS32. Intégrés au programme national Simandou 2040, ces projets visent à mettre fin à une fracture décennale : l’inadéquation entre la formation universitaire et les réalités du marché de l’emploi.

Une urgence chiffrée : « Transformer le minéral en génie humain »
​Le constat dressé par la ministre est sans appel. Si la Guinée forme chaque année plus de 15 000 diplômés à travers ses 48 institutions, le taux d’insertion professionnelle 12 mois après l’obtention du diplôme ne dépasse pas 30,87 %.
​ »Cette fracture structurelle est inacceptable », a martelé Dre Diaka Sidibé. « La richesse de demain ne se mesurera pas seulement en minerais exportés, mais en notre capacité à transformer nos ressources par le génie de nos enfants. »
​Face aux 45 000 emplois directs et indirects attendus à l’horizon 2030 grâce au projet Simandou, le ministère entend transformer l’université en un « bâtisseur d’économie ».
Le binôme de la réforme : MPS30 et MPS32
​Au cœur de cette transformation, deux leviers stratégiques ont été présentés :
​MPS30 (Cartographie et Intelligence du Marché) : Ce projet vise à créer un système d’information dynamique pour recenser les besoins métiers par région. Il verra la naissance de l’Observatoire National de l’Insertion des Diplômés (ONID), un outil de pilotage qui permettra d’évaluer l’efficacité des formations tous les 18 mois.
​MPS32 (Révision Curriculaire et Alignement) : Il s’agit d’un « toilettage » profond des programmes existants pour les aligner sur les standards internationaux (système LMD à crédits) et sur les métiers du futur : intelligence artificielle, data, transition énergétique, mines et BTP.
​Une mobilisation générale pour la rentrée 2026
​La ministre a insisté sur l’aspect inclusif de cette réforme qui ne laisse aucun acteur de côté, incluant les institutions privées.
 L’objectif est ambitieux : que les nouveaux programmes soient opérationnels dès la rentrée universitaire 2026.
​Pour relever ce défi, 51 équipes de travail et 8 comités scientifiques sectoriels seront mobilisés pendant les cinq prochains mois. Dre Diaka Sidibé a lancé un appel vibrant aux chefs d’entreprises et aux directeurs des ressources humaines (DRH) :
​ »Nous avons besoin de vos données. Co-construisez ces programmes avec nous pour que l’université réponde enfin à vos défis de recrutement. »
​Le sifflet du train Simandou a retenti
​En conclusion, la ministre a rappelé l’urgence de l’action, faisant écho au lancement de l’exploitation minière : « Le 11 novembre à 11h11, le train de Simandou a déjà sifflé. Si nous ne réformons pas maintenant, nous aurons manqué le rendez-vous de l’Histoire. »
​Cet atelier marque donc le début d’une course contre la montre pour offrir aux générations futures une formation de qualité, capable de soutenir la souveraineté économique de la Guinée.
Alass Sylla

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