Guinée : Claude Pivi, figure du massacre de 2009, est mort en détention

Guinée : Claude Pivi, figure du massacre de 2009, est mort en détention

L’ancien colonel Claude Pivi, condamné à la perpétuité pour crimes contre l’humanité, est décédé ce mardi 6 janvier 2026 à Conakry. Son décès survient après une dégradation brutale de son état de santé à l’hôpital militaire.

​Une fin de vie sous surveillance médicale

​Incarcéré à la prison de Coyah depuis la fin de sa cavale en septembre 2024, l’ancien ministre de la Sécurité présidentielle souffrait de plusieurs pathologies chroniques (diabète, hypertension et goutte). Selon le Parquet général, une « non-observance de son traitement » serait à l’origine d’une crise d’hypoglycémie sévère survenue le 4 janvier.

​Malgré son transfert en soins intensifs au Camp Almamy Samory Touré, il a succombé à un coma hypoglycémique ce mardi matin.

​Les points clés de l’annonce officielle :

    • La cause médicale : Complications liées à un diabète sévère.
    • La procédure judiciaire : Une autopsie médico-légale a été ordonnée par le procureur de Coyah pour écarter tout doute sur les circonstances du décès.
    • Le contexte : Claude Pivi avait été condamné en juillet 2024 pour son rôle central dans le massacre du 28 septembre 2009.

​« Le résultat de l’autopsie fera l’objet d’un communiqué par le Parquet Général », a précisé l’institution, tout en adressant ses condoléances à la famille et au peuple guinéen.

 

​La fin d’un pilier de l’ère Dadis Camara

​Avec la disparition de Claude Pivi, c’est une page sombre et majeure de l’histoire sécuritaire de la Guinée qui se tourne. Longtemps craint et influent, il restera dans les mémoires comme l’un des principaux acteurs de la répression sanglante du stade de Conakry, dont il avait été l’un des derniers hauts responsables à être rattrapé par la justice après une fuite spectaculaire.

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