Guinée / Présidentielle 2025 : Un pays sous haute sécurité et des frontières verrouillées

Guinée / Présidentielle 2025 : Un pays sous haute sécurité et des frontières verrouillées

À la veille du scrutin présidentiel de ce dimanche 28 décembre, le gouvernement guinéen passe en mode « alerte maximale ». Par voie d’arrêté ministériel publié ce samedi, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a dévoilé un arsenal de mesures restrictives visant à garantir le calme durant le vote.

​1. Un territoire sous cloche : Frontières et ciel fermés

​Pour prévenir toute intrusion ou incident extérieur, les autorités ont décidé de sanctuariser les limites du pays :

  • Frontières terrestres et maritimes : Fermeture totale de samedi minuit à dimanche minuit.
  • Espace aérien : Aucun vol ne sera autorisé le dimanche de 5h00 à 20h00.

​2. Circulation interdite le jour du vote

​Le dimanche 28 décembre, entre 6h00 et 18h00, le pays connaîtra une journée « ville morte » obligatoire. La circulation de tous les véhicules motorisés (voitures particulières, motos et tricycles) est strictement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Qui pourra circuler ?

Seuls les véhicules d’urgence et ceux indispensables à la logistique électorale bénéficient d’une dérogation :

  • ​Forces de défense et de sécurité.
  • ​Ambulances et services de secours.
  • ​Véhicules de la DGE et de l’ONASUR.
  • ​Détenteurs d’un laissez-passer officiel délivré par le Commandement de Sécurité Intérieure (PCO-SI).

​3. Tolérance zéro aux abords des bureaux de vote

​Le gouvernement entend maintenir une discipline de fer autour des urnes. Trois règles d’or ont été édictées :

    • Interdiction de rassemblement : Tout attroupement suspect ou non autorisé sera immédiatement dispersé.
    • Désarmement total : Même les citoyens possédant un port d’arme légal ont interdiction formelle de circuler armés à proximité des centres de vote.
    • Maintien de l’ordre : Tout acte de nature à troubler la paix publique sera sévèrement réprimé.

​« Toute violation de ces dispositions exposera son auteur à des sanctions pénales immédiates », prévient fermement l’arrêté.

 

​Les gouverneurs, préfets et hauts commandements militaires ont été mobilisés pour faire respecter ces consignes à la lettre, avec pour objectif d’assurer un scrutin sans violence jusqu’au dépouillement final.

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