Justice : Le magistrat Algassimou Diallo frappé d’une interdiction de sortie du territoire par le Parquet Général
Un nouveau coup de tonnerre secoue l’appareil judiciaire guinéen. Par une injonction écrite en date du 19 août 2026, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a officiellement saisi la Direction Générale de la Police Nationale pour ordonner le blocage immédiat de toute tentative de déplacement hors du pays de Monsieur Algassimou Diallo, Avocat général près la Cour suprême.
Dans cette correspondance officielle enregistrée sous le numéro N° 567 PG/CAC/202.6, le haut magistrat du Parquet Général formule une demande ferme et sans équivoque à l’attention du Directeur Général de la Police Nationale.
»J’ai l’honneur de vous demander de faire prendre, sans délai, toutes dispositions utiles afin d’empêcher la sortie du territoire national de Monsieur Algassimou DIALLO, Avocat général près la Cour suprême », a t-il indiqué.
Afin de garantir l’application rigoureuse de cette mesure conservatoire aux différents points de passage stratégiques du pays, la lettre précise.
»Cette mesure doit recevoir une exécution effective, diligente et strictly conforme à son dispositif. En conséquence, je vous prie de bien vouloir instruire les services compétents placés sous votre authority, notamment ceux chargés du contrôle des frontières terrestres, aériennes et maritimes, afin que toute tentative de franchissement du territoire national par l’intéressé soit immédiatement signalée aux autorités judiciaires compétentes et traitée conformément aux prescriptions de la décision susvisée », a t-il souligné.
La décision se conclut par une exigence de suivi direct adressée aux forces de l’ordre.
»Je vous prie de bien vouloir me rendre compte, sans délai, des dispositions prises en exécution de la présente », a t-il martélé.
L’activation de cette interdiction de sortie du territoire à l’encontre d’un haut cadre de la Cour suprême marque une escalade majeure. Cette mesure stricte soulève d’ores et déjà de vives interrogations au sein de la classe juridique sur les motifs sous-jacents de cette procédure accélérée.

