Mamaya 2026 : Moussa Moïse Sylla donne le coup d’envoi au stade M’ballou Mady Diakité de Kankan
Comme à l’accoutumée, au lendemain de chaque fête de Tabaski à Kankan, se tient l’événement traditionnel dénommé « La Mamaya, la danse des hommes forts ». Ainsi, ce jeudi 28 mai 2026, en présence du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, s’est tenue dans la ville de Kankan Nabaya, plus précisément au stade M’ballou Mady Diakité, la 86e édition de cette haute rencontre et de ces retrouvailles culturelles.
Symbole national de rassemblement et identité culturelle forte, la Mamaya est une marque déposée qui fait la fierté de la ville de Kankan en particulier, et de la Guinée en général. Après avoir mis en valeur successivement la Guinée forestière, le Fouta et la Basse-Côte lors des éditions précédentes, le comité d’organisation a mis cette année la Côte d’Ivoire à l’honneur. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique d’ouverture sur l’espace mandingue, avec un choix vestimentaire porté sur le « daliba », un tissu traditionnel symbolisant l’identité culturelle de la Haute-Guinée.
La cérémonie a été officiellement lancée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, au nom du chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya. Pendant trois jours de festivités (les 28, 29 et 30 mai), la ville de Kankan vibrera au rythme des riches symphonies culturelles du pays, dans une ambiance de paix et de cohésion sociale, le tout organisé par l’Association Sèdè Dandiya N°4, conformément à la tradition.
Pour ce premier jour, la couleur consignée était le bleu ciel. C’est aux environs de 16 heures que le Président Mamadi Doumbouya a fait son entrée dans le stade, en compagnie de la Première Dame, tous deux habillés aux couleurs officielles de la cérémonie.
Au cours de l’événement, les mythiques pas de danse qui caractérisent la Mamaya ont été exécutés. Cette danse met en scène des hommes tenant une canne et des femmes ondulant au rythme de la musique. Au-delà des festivités officielles, d’autres activités parallèles sont programmées, notamment une foire artisanale installée dans l’enceinte du grand stade M’ballou Mady Diakité.
« C’est avec une émotion et une profonde fierté que je prends la parole aujourd’hui sur cette terre historique de Nabaya, au cœur de Kankan la majestueuse, pour célébrer la 86e édition de la Grande Mamaya. Il y a des moments dans la vie d’un peuple où l’histoire et la mémoire se rejoignent pour former quelque chose de grand, de beau, d’indestructible. Ce soir, en ce lieu sacré où la terre garde encore les empreintes de nos ancêtres, nous vivons l’un de ces moments », a affirmé le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla.
Poursuivant son intervention, le ministre a salué la participation de la République de Côte d’Ivoire, invitée d’honneur de cette édition, tout en mettant en avant les liens culturels et fraternels qui unissent les deux pays.
« Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat souhaite saluer la présence de la République de Côte d’Ivoire à cette 86e édition de la Grande Mamaya. La Mamaya n’est pas le fruit du hasard ; elle est le fruit d’une fraternité profonde, d’une histoire partagée et d’une volonté commune de tisser des liens durables entre les peuples de Côte d’Ivoire et de Guinée. Cette délégation, Monsieur le Président, de plus de 300 personnes venues avec leur danse traditionnelle, le Yakba, est la preuve vivante que la Mamaya a bâti un pont culturel entre nos deux pays. Et ce pont, Excellence Monsieur le Président, c’est vous qui en avez posé les premières bases », a indiqué le ministre.
Très satisfait, comme à son habitude, le président du Sèdè Dandiya N°4, le commandant Diana Mamoudou Kaba, a tenu à remercier chaleureusement le président Mamadi Doumbouya ainsi que tous les membres de sa délégation.
« Le bilan est synonyme de satisfaction, de réjouissance et donne le sentiment d’un travail bien accompli. Cette 86e édition est d’ores et déjà ancrée dans les annales de l’histoire. Pour faire simple, depuis que la Mamaya a atteint ce niveau de notoriété, nous rencontrions des problèmes lors de la première journée. Mais aujourd’hui, pour ce premier jour, nous n’avions jamais vu une telle réussite de mémoire de Mamaya. Les danseurs étaient parfaitement organisés. La beauté et l’esthétique que nous recherchions, nous les avons trouvées. C’était le plus important. C’est d’ailleurs ce qui a impressionné Monsieur le Président. Sentant qu’il était au milieu de ses amis d’enfance, il est descendu pour danser aujourd’hui avec moi. Il m’a demandé de rester sur place et a dansé à mes côtés. C’est une immense source de fierté et le signe d’un travail bien fait », a conclu M. Kaba.


