Urbanisme à Conakry : Le Président Doumbouya justifie le « choc de la libération » des espaces publics

Urbanisme à Conakry : Le Président Doumbouya justifie le « choc de la libération » des espaces publics

Face à l’onde de choc provoquée par les opérations de déguerpissement qui transforment actuellement le visage de Conakry, le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, est sorti de sa réserve. Entre fermeté institutionnelle et pédagogie sociale, le Président a tenu à expliquer le sens d’une démarche qu’il juge vitale pour l’avenir de la capitale.

​L’urgence d’agir : Conakry au bord de l’asphyxie

​Pour le Chef de l’État, le laisser-faire n’est plus à l’ordre du jour. L’occupation sauvage des emprises routières n’est pas seulement un problème esthétique, c’est une menace directe pour les citoyens. Le Président a articulé son diagnostic autour de trois piliers critiques :

    • Sécurité : Réduire drastiquement les accidents mortels causés par l’encombrement des chaussées.
    • Santé : Protéger les vendeurs, souvent exposés de longues heures aux gaz d’échappement.
    • Salubrité : Mettre fin à la vente de denrées alimentaires dans des conditions d’hygiène précaires, souvent à même le sol.

​« On ne bâtit pas une nation sur le désordre. La discipline urbaine est le socle indispensable de notre émergence », a affirmé le Chef de l’État.

 

​Vers une transition économique plus digne

​Conscient de l’impact direct de ces mesures sur le quotidien des ménages les plus fragiles, le locataire du Palais Mohammed V a tenu à rassurer. L’objectif n’est pas de supprimer le commerce, mais de le professionnaliser.

​L’État s’est ainsi engagé sur deux fronts :

      1. La relocalisation : Des directives claires ont été transmises aux mairies pour identifier des zones de recasement.
      2. La modernisation : Créer des espaces de vente sécurisés, offrant un cadre de travail sain aux commerçantes et aux jeunes entrepreneurs.

​Le prix du changement

​En appelant au « sacrifice nécessaire », Mamadi Doumbouya propose aux Guinéens un nouveau contrat social. Pour le pouvoir en place, la rupture avec les pratiques anarchiques du passé est la condition sine qua non pour transformer Conakry en une ville fluide, propre et sécurisée.

​En somme, il s’agit d’accepter une épreuve immédiate pour garantir une protection durable aux générations futures.

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