Journée mondiale des enseignants en Guinée : le SLECG célèbre la profession en différé

Journée mondiale des enseignants en Guinée : le SLECG célèbre la profession en différé

Ce samedi 24 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a organisé une célébration en différé sous le thème : « Aux côtés du personnel : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs ».
La cérémonie a été marquée par la présence de plusieurs cadres du ministère de l’Éducation nationale.

Prenant la parole au nom de la ministre de l’Éducation nationale, M. Mohamed Ansa Diawara, directeur du Service national de la documentation et des bibliothèques scolaires (SNDBS), a salué les sacrifices consentis par le corps enseignant avant de rappeler quelques chiffres relatifs aux récents recrutements :

« L’enseignement est un sacrifice quotidien consenti pour les enfants du pays, un métier sans prix qui exige un engagement de tous les jours. Concernant le renforcement des effectifs et l’encadrement, l’État a récemment procédé au recrutement de 6 000 nouveaux enseignants. Des programmes de formation continue sont également mis en place de manière régulière afin d’assurer l’encadrement pédagogique de ces nouveaux arrivants.»

« L’enseignant n’est pas un travailleur comme les autres ; il est le bâtisseur de la nation, l’éveilleur de consciences et le pilier invisible sur lequel repose le développement socio-économique de la Guinée. Des classes surpeuplées des centres urbains jusqu’aux écoles les plus reculées des districts et sous-préfectures, les enseignants accomplissent leur devoir avec résilience et un dévouement qui forcent le respect.»

De son côté, Kadiatou Bah, secrétaire générale du SLECG, a interpellé les autorités administratives sur la nécessité d’améliorer substantiellement les conditions de travail du personnel éducatif : « Les enseignants ne demandent pas de privilèges. Ils demandent simplement des conditions adéquates pour accomplir une mission qui relève de l’intérêt de toute la République. Nous appelons donc l’État à faire de l’éducation une véritable priorité nationale afin d’enrayer la privatisation et la marchandisation croissantes de l’enseignement dans notre pays. »

À noter que cette rencontre a également été l’occasion de sensibiliser les participants aux cancers du sein et du col de l’utérus notamment sur l’importance du dépistage précoce et d’exposer les réalisations de l’atelier de saponification initié par les enseignantes du SLECG.

Alass Sylla.

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